Jeûner …

Cet article publié est désormais une recommendation que je fais plus.


J’ai expérimenté le jeûne plusieurs fois, et je dois dire que j’en ressens des bienfaits étonnant, tant physique,  psychique et moral.  Faire le vide dans son corps, dans sa tête, autour de soi, de désencombrer, est réellement bénéfique.

Le jeûn doit se faire pour soi, et pas pour une raison extérieure. C’est un dialogue entre son Corps et son Âme

Pas de lutte. Pas de de relation de force. Dialogue. Respect.

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Je me relance ce mois ci dans cette demarche de découverte et d’écoute de mes sens.

  • Combien de temps ? Je ne sais pas encore,
  • Ma motivation ? Mon bien-être et un retour à la base de mon corps. Faire un reset, pour mieux faire un nouveau pas en avant.

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La consommation exclusive de 2 litres de liquide par jour (eau minérale, jus de fruits, thé, bouillon de légumes) fournissait au total 350 calories. Le jeûne peut être total ou partiel ou encore dissocié, boire du bouillon, des jus, ou ne manger que des pommes,  ont de plus en plus de succès.

Le jeûne complet

Le jeûne complet consiste à s’abstenir de tout aliment, à l’exception de l’eau, pendant une période plus ou moins longue dans le but de reposer, détoxiquer et régénérer l’organisme.

Il procurerait aussi un sentiment de clarté d’esprit et de « désencombrement mental » chère aux yogistes et bouddhistes. La pratique du jeûne à des fins thérapeutiques reste néanmoins controversée. Certains y voient un danger pour la santé ou pensent qu’il serait imprudent de l’entreprendre sans la supervision d’un professionnel de la santé ou un avis médical. Evidemment si vous souffrez de diabète, ou êtes sujet à l’hypoglycémie par exemple, c’est contre indiqué.

Le jeûne  partiel

Pour ceux qui sont incapables de ne rien manger, sachez que manger des pommes toute une journée, peut remplacer la pratique du jeûne.

Une façon pas trop difficile d’aborder le jeûne peut être de ne rien changer à ses habitudes, de ne rien s’interdire et de remplacer certains repas par un fruit. De cette manière, on peut aborder le sujet sans le faire de façon trop dure. Il suffira ensuite d’aller plus loin, si on le souhaite, dans la découverte de l’intérêt du vide, de l’absence, du repos, de la frugalité.


Le jeûne fait partie de la physiologie normale de l’organisme. Chaque jour, la nuit, nous jeûnons jusqu’à 12 heures. L’organisme puise son énergie, sous forme de glucose, dans le stock hépatique et musculaire de glycogène (le principal glucide de réserve), puis dans les graisses. Si le jeûne se prolonge, le foie produit du glucose supplémentaire en utilisant les acides aminés dits glucoformateurs qui se trouvent dans les tissus maigres, tels les os et les muscles. Or ces acides aminés sont essentiels au renouvellement des tissus. La nourriture est source d’énergie vitale. Le cerveau consomme 140 grammes de glucose par jour, et c’est pour assurer cet apport d’énergie que ces mécanismes de survie se mettent en place. En parallèle, la lipolyse (la libération des graisses du tissu adipeux) entraîne la production de corps dits cétoniques, ce qui engendre une anorexie rendant le jeûne « aisé » : on ne se rend pas compte que l’on a faim, alors que les réserves d’acides aminés, de glucides et de lipides s’épuisent.

Le jeûne, discipline présente dans bon nombre de religion ou pratique spirituelle,  est bénéfique pour la santé. L’abstinence alimentaire, ou toute forme d’abstinence est utile d’un point de vu spirituel, affronter le manque, la faim et se mettre à l’épreuve, une recherche d’ascèse, d’effort de dépassement de soi. Le jeûne permet non seulement de retrouver l’humilité, mais oertmet aussi de faire confiance en nos ressources pour surmonter cette épreuve et ainsi pour remettre les choses à leur place en quelque sorte, puisque nous jouissons d’un statut de pléthore dans nos sociétés de consommation, le manque, le vide, l’absence, nous terrifie. Ainsi, Il n’est pas nécessaire d’être croyant pour bénéficier de ses vertus spirituelles. Faire l’expérience du dépassement de soi, en parvenant à se priver de nourriture, permet de repousser ses propres limites. Vous aurez envie de manger, mais sachez que ce n’est pas véritablement la faim. Simplement une habitude puisque nous mangeons bien plus que nous n’avons besoin et notre corps dispose de telles réserves que la faim physiologique n’apparaîtrait pas avant trente ou quarante jours d’abstinence. Le jeûne conduit donc à revoir son sentiment de dépendance vis-à-vis de la nourriture, à travailler sur sa peur de manquer, à prendre de la distance par rapport à ses pulsions. Le jeûne est une privation volontaire de nourriture, qui, dans sa dimension spirituelle peut aussi permettre  d’apprendre à se détacher du corps, des sens, aller à l’essentiel, écouter de soi et de  l’autre…

Pour ceux qui sont habitués à manger trop, et ont dilaté leur estomac, le jeûne permet de le rétracter et repartir sur des repas moins copieux. Pour ceux qui compensent le vide et le manque existentiel par des addictions orales, vous pouvez apprendre à compenser autrement. Par des activités plus saines ;  Lire, méditer, parler à une amie, écrire, peindre, écouter de la musique…


 

Important: En aucun cas, le jeûne ou les régimes hypocaloriques drastiques (sans graisses ni glucides) ne peuvent être une méthode d’amaigrissement. Ils entraînent un risque majeur de reprise du poids dans le tissu adipeux et non dans le tissu maigre, même s’ils sont associés à un régime hyperprotidique (riche en acides aminés). Chez les personnes âgées, le risque de dénutrition est important, y compris chez les obèses. Et la répétition des jeûnes augmente ces troubles, quel que soit l’âge. Le jeûne nécessite une certaine discipline de vie.

 

Ne visez pas l’absolu, la total, la perfection, choisissez ce qui vous ai plus accessible pour le premier pas et le reste suivra.

 

 

Dans un système qui prône l’opulence, le vide, la manque, nous semble insurmontable…